Texte inédit de Dédé Fortin
Dans un article intitulé Les derniers mots de Dédé Fortin sur le site de Radio-Canada, on retrouve un texte, sans titre, de Dédé Fortin. Le titre laisse croire que ce serait l’un des derniers écrits de l’artiste et je dois dire que l’article, sans information, me laisse sur mon appétit.

Comme le temps est pesant en mon âme escogriffe
Un grand ciel menaçant, un éclair qui me crie
Ton cœur est malicieux, ton esprit dans ses griffes
Ne peut rien faire pour lui et tu es tout petitLes nuages voyageurs font des dessins abstraits
Ils me parlent de bonheur que jamais je n’entends
Je pourrais faire comme eux et partir sans délai
Léger comme une poussière transportée par le ventEt dans la solitude de ma danse aérienne
Le courage revenu, je trouverais les mots
Je réciterais sans cesse des prières pour que vienne
La douceur du silence d’un éternel repos … maisÉpuisé que je suis je remets à plus tard
Le jour de mon départ pour une autre planète
Si seulement je pouvais étouffer mon cafard
Une voix chaude me dirait : tu brilles comme une comète
Comme la lune est moqueuse quand elle s’empare du ciel
Elle me regarde aller comme une lampe de poursuite
Je voudrais la détruire ou me poser sur elle
Étourdi par son charme qui jamais ne me quitteEt dans la solitude de ce nouveau départ
J’aurais tout à construire pour accueillir la paix
Et tout mon temps aussi pour prévenir l’univers
Que la joie est revenue et qu’elle reste à jamais maisCondamné par le doute, immobile et craintif,
Je suis comme mon peuple, indécis et rêveur
Je parle à qui le veut de mon pays fictif
Le cœur plein de vertige et rongé par la peur
Après lecture du texte, je n’ai aucune difficulté à croire que ce soit vraiment la dernière chose qu’il a écrit. Touchant, le texte est sombre et on peut même y ressentir la tourmente de l’auteur et son état d’esprit près de ses derniers moments.
Bon, cette nouvelle me rappelle que je n’ai toujours pas vu le film!
Tags: Cinéma, Culture, Dédé Fortin, Les Colocs, Musique
février 4th, 2010 at 9:32:22
J’ai vu et revu le fils Dédé à travers les brumes… ce qui m’a permis de mieux comprendre le suicide de mon âme soeur il y a bientôt 2 ans. Sa souffrance était trop forte et le seul moyen d’arrêter cette souffrance c’était la mort… c’est dure à accepter mais c’était leurs CHOIX et on se doit de le respecter… avec le temps